Coeur de métier face à la Covid-19 ● n°1


Interview du Docteur Kouakou-Diabaté,

médecin-chef du CERMA/SODEXAM


1. Quelles ont été vos premières impressions à l’annonce de la pandémie à Coronavirus ?


A l’annonce d’une pandémie, la première chose qu’on se dit c’est que c’est une maladie extrêmement contagieuse et cela vous emmène à vous poser des questions de l’ordre comment je me protège, comment je protège ceux qui travaillent avec moi, comment je protège le patient et aussi nos familles. Ces questions génèrent un petit stress même si en tant que médecin, nous sommes habitués à rencontrer toutes sortes de maladie entre autres les épidémies.

Ce stress m’a permis de chercher des solutions idoines et c’est peut-être l’occasion de remercier la Direction Générale qui dès les premières heures de l’arrivée de l’épidémie en Afrique, a mis à notre disposition du matériel nécessaire pour nous protéger et protéger nos clients.


2. Quel est l’aspect le plus difficile pour vous dans ce nouvel univers de travail ?

La difficulté, c’était plutôt au début parce qu’il fallait qu’on change nos habitudes, qu’on se réorganise, qu’on réorganise les salles pour respecter la distanciation ou pour avoir une salle plus aérée pour protéger les agents, mais avec le temps on commence à s’y habituer quoi que rester avec un masque toute la journée peut créer de petits désagréments.

3. Avez-vous une anecdote marquante à partager avec nous ?

Au début de l’épidémie, en ce moment, nous n’avions pas encore enregistré de cas sur le continent africain, l’une de mes collaboratrices devait recevoir des occidentaux venus faire leur examen. Dès qu’on lui a annone la venue de ces occidentaux, elle a couru porter une charlotte, un masque et des gants et s’est écriée après, ils sont ou, je suis prête. Une autre fois, avant l’annonce du premier cas en Côte d’Ivoire un navigant d’origine occidentale venu faire son examen médical a toussé et j’ai sursauté. Il m’a dit en riant, Docteur, n’ayez pas peur, cela fait plus de six mois que je ne suis pas aller en occident.

4. Quel est le conseil que vous donneriez à vos pairs pour surmonter la crise sanitaire actuelle ?

Le conseil est de ne pas baisser la garde. La maladie est toujours présente et active. Il faut plutôt chercher à renforcer les acquis en respectant toutes les mesures nécessaires pour briser la chaine de contamination.

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